Message du MMTC pour la Journée internationale du travail 2026

Le 1er mai, nous commémorons les luttes et les conquêtes du mouvement ouvrier pour la dignité, les droits et de meilleures conditions de travail. Partout dans le monde, les membres des mouvements du MMTC s’unissent aux travailleurs pour célébrer les acquis arrachés par une lutte quotidienne, mais aussi pour porter haut les revendications en faveur d’un travail digne et d’une vie plus juste.
Le travail est le chemin par lequel l’homme gagne son pain quotidien et participe à l’entretien de la création. Exploiter ou asservir par le travail, c’est aussi s’opposer au dessein divin pour l’humanité. Nous savons que les droits ne sont jamais définitivement acquis : ils exigent vigilance et engagement constant, afin de préserver les avancées et d’ouvrir de nouveaux horizons de justice.
Comme le rappelle l’encyclique Laborem Exercens, le travail est « une clé, et probablement la clé essentielle, de toute la question sociale » (3). Il demeure pour nous un lieu de dignité et de fraternité, où chaque personne est appelée à participer à l’œuvre de la création et à bâtir une société plus humaine.
En célébrant la Journée internationale du travail 2026, nous tournons notre regard vers les travailleurs de l’Inde. Malgré un arsenal juridique censé protéger leurs droits, leurs conditions de travail se dégradent, rappelant à tous que la solidarité internationale et la persévérance dans la lutte restent indispensables.
Revue INFOR mars 2026 : Les femmes et l’environnement

Dans un contexte où les changements climatiques s’aggravent et perturbent les équilibres sociaux, économiques et environnementaux, les femmes jouent un rôle essentiel pour encourager des transformations durables. Parce qu’elles sont souvent en première ligne face aux impacts écologiques et qu’elles gèrent au quotidien des ressources comme l’eau, la nourriture ou les terres, elles possèdent une connaissance précieuse et une capacité d’action importante. Leur participation aux décisions et leur leadership sont indispensables pour construire des stratégies climatiques efficaces, inclusives et adaptées aux réalités locales.
Dans de nombreuses régions du monde, les femmes ressentent plus fortement les effets du changement climatique. Les inégalités sociales, la précarité économique ou l’accès limité aux ressources renforcent leur vulnérabilité. Pourtant, elles sont responsables de tâches essentielles comme la gestion de l’eau, des cultures ou de la sécurité alimentaire. Face à la sécheresse, à la dégradation des sols ou à la diminution des ressources, elles développent des solutions innovantes pour protéger leurs collectivités. Leur connaissance des écosystèmes locaux et leur capacité d’adaptation en font des actrices clés de la lutte contre les dérèglements climatiques.
MESSAGE DU MMTC POUR LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES 2026
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Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens World Movement of Christian Workers Movimiento Mundial de Trabajadores Cristianos Weltbewegung Christlicher Arbeitnehmer |
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MESSAGE DU MMTC POUR LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES 2026
En célébrant la Journée internationale des femmes, le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC) rend hommage à de nombreuses travailleuses qui se consacrent entièrement à la survie et au bien-être de leurs familles et de la société humaine en général. Nous n’oublions pas, cependant, les conditions de travail injustes, les discriminations et les violences que subissent encore trop de femmes à travers le monde.
Nous nous réjouissons des avancées significatives obtenues par les femmes dans leur quête d’autonomie et de résilience. La prise de conscience de leurs capacités, ainsi que le renforcement de leur confiance en elles-mêmes, les propulsent chaque jour davantage à l’avant-garde de la transformation et de la gestion de nos sociétés.
À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2026, nous proposons que le témoignage de Joëlle, membre du mouvement réunionnais, éclaire notre réflexion et inspire nos actions futures en faveur de l’autonomisation des femmes dans le monde.
Héritage de Femmes combattantes
Ma mère a vécu selon le modèle traditionnel : la gestion du foyer et l’éducation des enfants. Elle dépendait économiquement de son mari. Lorsque celui-ci décède brutalement, elle se retrouve dans une extrême précarité. Pour survivre, elle accepte des travaux pénibles, sans jamais se plaindre, tout en portant seule la charge familiale et surtout en ayant confiance en Dieu. Cette situation de nombreuses femmes, montre combien l’absence d’autonomie économique les fragilisent face aux aléas de la vie.
J’ai bénéficié d’un contexte social différent. L’instruction m’a permis d’accéder à un emploi et je deviens alors actrice de mon destin, je vis l’émancipation féminine. Mariée jeune, mère de trois enfants, j’entre d’abord dans la vie active pour soutenir mon foyer, mon mari étant au chômage. Mon engagement, mon sérieux et mes compétences m’ont permis d’obtenir rapidement un contrat à durée indéterminée, puis une évolution vers un poste mieux rémunéré. Malgré la charge familiale, j’ai repris mes études et obtenu le baccalauréat.
En postulant pour des études supérieures, j’ai vécu une première discrimination quand mon supérieur s’est volontairement opposé à ma candidature, jugée moins prioritaire, illustrant ainsi des conditions de travail encore profondément inégalitaires.
Plus tard, lors d’une promotion interne, j’ai été écartée malgré mes bons résultats. Je découvre alors que mes engagements syndicaux n’étaient pas vus d'un bon œil, mais aussi que des critères implicites liés à l’apparence et à la beauté, nous rappellent qu’une femme est encore trop souvent évaluée sur son image plutôt que sur ses compétences.
Seule femme élue au comité d’entreprise, je constate également combien les espaces de décision restent dominés par les hommes. Mon engagement syndical me fait supporter des pressions et des responsabilités lourdes, mais me permet surtout de défendre les salariés lors d’un plan social, d’améliorer les conditions de travail et de lutter contre les inégalités salariales.
En parallèle de mon parcours professionnel, mon quotidien reste chargé : gestion du foyer, éducation de trois enfants, accompagnement de ma mère âgée. Cette « double journée », largement portée par les femmes, illustre encore une répartition inégale des tâches domestiques et familiales, malgré la participation croissante des femmes au marché du travail.
Cette vie, n’est pas seulement la mienne, mais celle de nombreuses femmes dans mon pays et dans le monde. Qu’elles travaillent au foyer ou à l’extérieur, les femmes restent des piliers essentiels, trop souvent confrontées à l’injustice, à la précarité ou aux discriminations. Ma force, notre force, réside dans notre persévérance, notre dignité et notre beauté intérieure, bien loin des critères superficiels souvent imposés par la société.
Malgré la modernisation de notre société, la nécessité de renforcer les droits des femmes, de dénoncer les discriminations professionnelles et de reconnaître pleinement leur rôle, souvent invisible mais indispensable dans la société, reste d’actualité.
Joëlle,
Membre du MTKR (MTC Réunion)
Journée internationale des migrants 2025 – Témoignages et Actions
Départ de la marche pour l'égalité à Paris le 21 janvier 2024 – Crédit: Murielle Becel
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Le droit d’asile et l’accueil des étrangers menacés en France Terre historique d’accueil des migrants, la France est de moins en moins généreuse depuis deux ans. Les gouvernements successifs, influencés par l’extrême droite, ont durci la législation, notamment avec la loi Asile immigration du 26 janvier 2024. La situation des migrants dans notre pays se dégrade. La dématérialisation des démarches rend plus compliquée l’obtention des titres de séjour. Les délais de réponse aux demandes de droit d’asile s’allongent et beaucoup de préfectures, dans les départements, font preuve de mauvaise volonté. Les migrants sans papiers qui travaillent ont souvent des contrats précaires, des bas salaires et des conditions de travail pénibles. Beaucoup sont embauchés dans des secteurs professionnels désertés par les Français : bâtiment, restauration, nettoyage, hôpitaux, etc. Ils sont indispensables à l’économie du pays mais ne sont pas reconnus à leur juste valeur. La crise du logement pousse dans la rue de nombreux migrants. A Paris, des centaines de personnes arrivées récemment en France logent dans des tentes sous le métro aérien. Dans certains territoires du Nord proches de l’Angleterre, des migrants logent sous des tentes en attendant de traverser la mer. Face à cela, syndicats et associations se mobilisent. MMTC/WBCA/WMCW on FacebookDerniers articles
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