INFOR Mars 2025: "Travail informel dans l'économie du soin pour la prise en charge des enfants et des personnes âgées"
Cher lecteur. Tu as entre les mains ce numéro d’INFOR axé sur l’économie du soin. S’entendent par là tous les métiers de l’éducation et de la santé mais également le soin aux personnes à tout âge de la vie, depuis les enfants jusqu’aux aînés, soins qui se vivent souvent à domicile par manque de structures adaptées.
Au niveau mondial, ce sont les femmes qui effectuent plus des trois quarts du travail de soin non rémunéré́, auquel elles consacrent chaque jour 4 heures et 25 minutes en moyenne, contre 1 heure et 23 minutes pour les hommes.
Selon les estimations de l’OIT, 606 millions de femmes en âge de travailler se retrouvent en dehors du marché́ du travail en raison de leurs responsabilités en matière de soin et de la «reproduction sociale». L’organisation internationale du travail nous le rappelle dans son rapport «Le travail décent et l’économie du soin» (112e session, 2024): «les sociétés et les économies dépendent du travail de soin rémunéré́ et non rémunéré́ pour fonctionner et poursuivre leur développement humain, social et économique. La fourniture de soin repose sur les travailleurs du soin».
Au sein de nos mouvements nous constatons cette même surreprésentation des femmes dans ces métiers. Par leur présence et leur action, elles ont un rôle important pour diminuer l’isolement des personnes et lutter contre l’individualisme.
L’ACO de France dans un dossier qu’elle consacrait au soin nous rappelle que «ces métiers correspondent à de véritables compétences. Contribuons à le faire reconnaitre. C’est aussi une question de dignité». Les articles qui composent ce numéro reflètent bien la nécessaire lutte pour acquérir les droits, la difficulté d’avoir un revenu décent à la retraite sans reconnaissance de ce travail non reconnu. Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes peut être un excellent moment pour marquer une pause et réfléchir collectivement, hommes et femmes, à ce sujet sans oublier que leur implication est quotidienne, 365 jours / an.
Nous comptons sur vous pour faire connaitre notre journal dans nos différents mouvements. Nous attendons vos réactions et sommes curieux de lire le compte-rendu des échanges et actions qu’il aura aidé à mettre en place. C’est grâce à vous que s’écrit au quotidien notre lutte pour «une justice sociale dans une économie pour la vie» dans l’attention à l’égalité des genres.
Christine Isturiz, Coprésidente du MMTC
Message du MMTC à l'occasion de la Journée Internationale des Femmes 2025
Dès le début de sa célébration, la Journée internationale des femmes a été l'occasion de montrer au monde qu’aucun développement n’était possible tant que des millions de filles et de femmes continuaient d'être victimes de discriminations de tout genre, de voir leurs droits élémentaires bafoués et de subir des violences de toute sorte. Pour le MMTC, l'homme et la femme ont été créés égaux par Dieu, ont reçu la même mission de gouverner la création et bénéficient des mêmes prérogatives et droits. Dans ce cadre, le MMTC ne ménagera aucun effort dans la lutte pour « un monde où chaque femme et chaque fille peut exercer ses libertés et ses choix et connaître et comprendre tous ses droits, notamment le droit de vivre sans violence, le droit à l’éducation, le droit de participer à la prise de décision et le droit de recevoir un salaire égal pour un travail égal ». (ONU)
Lors de la célébration de la Journée internationale des femmes de 2025, le mouvement indien (CWM India) nous incite, à partir de ses réalisations concrètes en faveur de l’autonomisation des femmes, à redoubler d’efforts dans notre engagement pour la contribution à la réalisation d’un monde juste et durable.
Message du MMTC à l'occasion de la Journée Internationale du migrant - 2024
La migration, entendue ici comme “mouvement de personnes d'un endroit à un autre, pour s'installer dans un nouvel endroit[1] », est un phénomène naturel et existe depuis la nuit des temps. Néanmoins, l’augmentation excessive du nombre demandeurs d’asile que le monde connait aujourd’hui constitue une mesure infaillible de la situation désastreuse des conditions de vie de notre époque. En effet, « les migrants fuient souvent des situations d’oppression et d’abus, d’insécurité et de discrimination, d’absence de perspectives de développement[2] ».
A l’occasion de la célébration de la journée internationale des migrants, les mouvements membres du MMTC portent un regard attentif sur la situation des travailleurs migrants. Pour cette année 2024, notre réflexion et notre action que nous propose le mouvement LOAC Maurice s’appuient sur les conditions de vie et de travail des migrants de leur ile.
Un groupe de travailleurs et travailleuses migrant-e-s participent à la manifestation du 1er mai 2024 dans les rues de Paris
La République de Maurice est une terre de peuplement. Sa population fortement métissée est venue d’Europe, d’Afrique, de Madagascar, d’Asie et de Chine. Les Mauriciens portent en eux l’histoire du colonialisme, de l’esclavage et de l’engagisme[3]. C’est donc sur la migration que s’est construit le pays et ce phénomène se poursuit aujourd’hui encore, sous d’autres formes...
- INFOR Octobre 2024: "Notre lutte contre une politique inhumaine"
- Message du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (MMTC) à l'occasion de la Journée mondiale pour le travail décent - 2024
- Rencontre du Conseil International du MMTC 2024
- INFOR Juillet 2024: "Santé et sécurité au travail"
- Participation du MMTC à la 112ème session de la Conférence Internationale du Travail